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Emprunt immobilier : les banques vont-elles baisser leurs taux ?

Près de vingt banques ont augmenté dans des proportions assez significatives leurs taux d'intérêts de prêts immobiliers au cours du mois d'avril. Actuellement dans un tel contexte, ces remontées peuvent être un véritable frein au redémarrage du marché. En particulier lorsque les taux d'usures restent en baisse persistante durant le mois d'avril, handicapant les emprunteurs modestes sur des taux élevés au cours d'une très longue durée. 

Les banques devraient nécessairement, dans une bonne volonté, ajuster leurs taux durant la reprise de la demande afin d'aider le marché à redémarrer. En particulier pour le secteur immobilier restant avant tout un investissement durable et pérenne.

Pour autant l’activité est actuellement sur pause et l’objectif principal des banques est de faire avancer les dossiers de prêts en cours. Les nouvelles demandes de crédit ont reculé de 72 % durant les 3 semaines de confinement par rapport à la même période en 2019, même s’il est toujours possible d’obtenir un crédit immobilier, avec beaucoup de patience.


Des taux supportant une hausse allant jusqu'à 0.70%  

Sauf certaines exceptions, l'intégralité des barèmes reçus en avril enregistrent une hausse significative, allant de 0,05 à 0,70% pour certaines banques vis à vis des profils les plus complexes ; les banques régionales sont essentiellement concernées, contre une seule à l'échelle nationale. Plus généralement, une variation de 0,15 à 0,25% est à constater sur les hausses des taux d'emprunt, aboutissant à un taux global élevé au vu des conditions actuelles.

Cette prise de décision peut être mise en corrélation avec une anticipation des hausses de conditions pour l'obtention d'un financement de la part des banques dans les prochains mois. Par cette hausse, les banques rétablissent leurs marges dans une période où la concurrence se fait rare au sujet du traitement de nouveaux dossiers.


Vers un marché en pause lié à une chute de demandes de prêts ?

Le climat actuel préoccupe davantage les Français sur un aspect sanitaire, ajournant la plupart des projets immobiliers. Pour autant certains courtiers restent mobilisés, en continuant à traiter les dossiers en cours pour faire évoluer les demandes de prêts déposées ces dernières semaines, malgré la fermeture des agences au public. Tout en réalisant également des calculs d’enveloppe pour anticiper sur la reprise du marché. Particulièrement pour ceux ayant encore un projet en cours et qui signeraient un compromis de vente, demander un crédit immobilier reste encore possible.

Le 3 avril, un décret autorisant les signatures d’acte à distance a été établi. Permettant de venir fluidifier les transactions en cours, afin d’anticiper au mieux la reprise en évitant une saturation dans les études notariales lors du déconfinement.

Ces mesurent permettent une fluidification et une planification vers une approche du déconfinement. Ce dernier ayant d'importantes chances de se faire progressivement, tandis que l'intégralité de la chaîne du processus de transaction immobilière est au ralenti malgré les efforts d'adaptation de tous ces acteurs. Comme l'effort notable des banques allongeant le délai de validité de leurs offres de prêts de 60 jours, passant de 30 à 90 jours.

En parallèle, l'ordonnance n°2020-306 article 2 du 25 mars 2020 invite à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et l'adaptation des procédures pendant cette même période. Par cette ordonnance, les délais de conditions suspensives sont allongés dans le but d’attribuer un temps supplémentaire aux emprunteurs dans cette période compliquée pour obtenir un crédit.


Comment prévoir les prochaines évolutions des taux ?

Les actuels taux sont en moyenne sur 25 ans de 1,60%, sur 20 ans de 1,40% et sur 15 ans de 1,20% soit une hausse de 0,05% quand les taux d'usures viennent de baisser, un effet ciseau est notamment envisageable sur les profils les plus complexes.

Les hausses ou baisses potentielles des taux se rapporteront directement à la durée du confinement mais dépendront d'autant plus de la vitesse à laquelle le déconfinement se réalisera, ouvrant des perspectives plus stables à long terme. En supposant une reprise à partir de septembre, les banques maintiendraient possiblement des taux bas pour réamorcer le marché et compenser le retard, quitte à amoindrir leurs marges.



   

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Jean-Hugues Pourtal - 16/04/2020